Formes de la maladie

CERTAINES CONDITIONS DOIVENT ÊTRE REMPLIES...

LE POUVOIR DE MIGRER ET DE SURVIVRE...

Les tumeurs osseuses secondaires correspondent à la localisation et au développement, dans le tissu osseux, de lésions tumorales à partir de cellules ayant migré par voie hématogène (par le sang) ou lymphatique (par la lymphe), à partir d’une tumeur primitive.

Pour qu'une lésion secondaire osseuse puisse des développer, il est nécessaire que des cellules de la tumeur primitive possèdent les propriétés requises pour passer dans la circulation, y survivre, puis trouver des facteurs d’ancrage au niveau osseux et enfin pouvoir s’y développer. Ceci explique que, bien que la quasi-totalité des cancers puissent donner les localisations osseuses secondaires, certains soient plus souvent ostéophiles, comme les tumeurs du sein, de la prostate, de la thyroïde, du poumon et du rein.

LES LOCALISATIONS PRÉFÉRENTIELLES

Les lésions osseuses secondaires peuvent se présenter de différentes façons et être symptomatiques ou non.
Elles peuvent être diffuses mais, le plus souvent isolées, du moins macroscopiquement.
Les métastases atteignent surtout le squelette axial dans près de 80 % des cas. Par ordre de fréquence décroissant, elles affectent :

  • Le squelette axial (rachis), surtout au niveau dorso-lombaire, dans 80 % des cas
  • Les os du bassin dans 60 % des cas
  • Les côtes dans 30 % des cas
  • Les os de la boite crânienne dans 15 % des cas, ensuite, les extrémités supérieures des fémurs et de la ceinture scapulaire

Plus rarement, elles sont isolées. Elles sont, alors, associées à d’autres métastases viscérales.

Les lésions sont très variables...

SELON L’ASPECT DES LÉSIONS

Selon leur aspect à la radiographie, deux types principaux de métastases osseuses peuvent être rencontrés.

Les métastases lytiques

Ce sont les plus fréquentes et se rencontrent en cas de cancer du rein, du poumon, de la thyroïde, du sein et du tube digestif.
Pour être visibles à la radiographie, il doit y avoir une atteinte de la corticale des os longs. Dans les os courts, il faut que la destruction de l'os soit très importante avant qu'elles puissent être détectées.

Les métastases condensantes ou mixtes

Elles se rencontrent surtout dans les cancers du sein et de la prostate.
La destruction de la corticale est fréquente, et permet d'estimer le risque de fracture. L'extension dans les parties molles est habituellement minime.

LES FORMES PARTICULIÈRES

Métastases distales

Elles sont rares et sont le fait des cancers bronchiques ou digestifs.

Métastases corticales

Elles entraînent une lyse le plus souvent bien limitée centrée sur la corticale osseuse. Le cancer bronchique en est la cause la plus fréquente.

Métastases soufflantes

Elles traduisent le plus souvent des lésions très vascularisées. Les cancers primitifs les plus fréquents sont rénaux et thyroïdiens.

Métastases avec volumineuse tumeur des parties molles

Elles sont souvent calcifiées, et présentent d'importantes appositions périostées. Elles simulent une tumeur osseuse primitive.
Les cancers les plus fréquents sont prostatiques, plus rarement de la vessie ou digestifs.

SELON QU'ELLES SONT RÉVÉLATRICES....

Les métastases peuvent être synchrones, c'est-à-dire révélées en même temps que la tumeur primitive, le plus souvent tardives, et rarement révélatrices.
Chez l'enfant il faut rechercher un neuroblastome.
Chez l'adulte, un cancer du rein ou de la thyroïde, chez l'adulte âgé un cancer de la prostate, du sein, un mélanome, sont les localisations les plus souvent en cause.

Mise à jour

11 janvier 2012