Les formes histologiques

Les adénocarcinomes dans 95 % des cas...

L'adénocarcinome de la prostate naît dans 75 % des cas dans la zone périphérique, dans 20 % des cas dans la zone de transition et dans 5 % des cas dans la zone centrale. Les spécialistes décrivent plusieurs types histologiques, en fonction du type de cellules en cause :

  • Les adénocarcinomes acineux, dans la majorité des cas
  • Les adénocarcinomes ductaux se développant à partir des cellules des canaux de la prostate et représentent environ 5 % des tumeurs de la prostate

Les formes exceptionnelles

Plus rarement, encore, on peut rencontrer des carcinomes transitionnels ou « carcinome urothéliaux. Ce type de cancers est décrit au chapitre « Cancer de la vessie ».
Plus exceptionnellement, il peut s’agir de rhabdomyosarcome, de leiomyosarcome ou de tumeurs à différenciation neuroendocrine.

Enfin, la prostate peut être le siège de localisations de lymphomes malins, de leucémies aiguës et de la maladie de Hodgkin. Pour toutes ces maladies, consulter le chapitre spécifique sur le site InfoCancer.

Avec mutations BRCA1 et/ou BRCA2

Environ 12% des patients avec un cancer de la prostate sont porteurs d’une mutation somatique et/ou germinale BRCA1 ou BRCA2.
Cette mutation est considérée par les spécialistes, à la fois facteur de mauvais pronostique mais également prédictif de la réponse aux inhibiteurs de PARP dont l’action est cytotoxique par létalité synthétique.
Le LYNPARZA (olaparib) est maintenant un traitement de 3ème ligne du cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, avec mutation des gènes BRCA1/2 (germinale et/ou somatique) et ayant progressé après un traitement hormonal par enzalutamide ou acétate d’abiratérone.

Vers une classification biomoléculaire ?

Récemment, des scientifiques ont réalisé un séquençage (PAM50 - Prosigna) à partir d'échantillons de tumeurs de prostate. Comme pour le cancer du sein, plusieurs sous-types ont été isolés : luminal A, luminal B, et basal-like.

  • Les cancers luminal et basal-like auraient une évolution clinique divergente
  • Les cancers luminal B auraient un pronostic plus réservé mais seraient plus sensibles aux traitements anti-androgènes

 Le séquençage à permis de proposer 7 sous-types

  • Quatre sont caractérisés par des gènes de fusion impliquant la famille des facteurs de transcription ETS (ERG, ETV1, ETV4 et FLI1)
  • Trois autres sont définis par des mutations des gènes SPOP, FOXA1 et IDH1
     

Néanmoins, environ 25 % des cancers ne peuvent être classés dans l’un de ces 7 sous-types !

Mise à jour

15 juin 2019